b’Hist. Nat. et de Chimie. 51®ilinnile lui-même les parois des canaux qui lerenferment, & qu’il porte par-tout la force &la vie. Les belles expériences de M. Menghini-,publiées dans les Mémoires de l’inflitut de Bo-logne, ont prouvé que le fang des perfonnesqui font ufage du fer ed plus coloré & con-tient une plus grande quantité de ce métal qu’iln’en contient naturellement. Lorry, qui a portédans l’exercice de la. médecine cette fineffed’obfervation , & ces grands apperçus qui ca-radérifent le favant profond & le médecin phi-lofophe, a vu les urines d’un malade auquelil adminiftroit le fer très-divifé, fe colorer ma-nifeflement avec la noix de galle.. Ce métal eftdonc tonique , fortifiant, fiomachique , diuré-tique, altérant, incifif, & on trouve réuniesdans fon action les propriétés d’un grand nom-bre de mé.dicamens. Il relFèrre les fibres commeles aftringens, il en augmente l’ofcilîation, & ila fur beaucoup d’autres remèdes qui jouiffentde la même vertu , l’avantage d’être plus conf-iant & plus durable dans fes effetsparce qu’ilfe combine aux organes eux-mêmes par lemoyen des fluides qui fervent 'à leur, nutrition.Il convient donc dans tous les cas où les fibresdes vifcères, celles des mufeles& même cellesdes nerfs, n’ont qu’une aâion très-faible; dansla langueur de l’efiomac & l’inertie des inteftins.,
Viv