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Tome Troisieme (1786)
Entstehung
Seite
310
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Le fer fournit à la médecine un remède im-portant & auquel elle doit fouvent les plusgrands fuccès. Ceft le feul métal qui nait riende nuifible, 8c dont on ne puiffe pas redouterles effets. Il a même, comme nous lavons vu,une telle analogie avec les matières organiques,quil femble en faire partie, 8c devoir fouventfa produétion au travail de la vie, ou à celuide la végétation ; les effets du fer fur lécono-mie animale ,^font affez multipliés. Il flimuleles fibres des vifcères membraneux , 8c paroîtagir fpécialement fur celles des mufcles dontil augmente le ton. Il fortifie les nerfs 8c don-ne à la machine affaiblie une force 8c unevigueur remarquables. II excite plufieurs fécré-tions, fur-tout celle des urines 8c celles qui fefont par une évacuation du fang. Il provoqueles hémorragies naturelles , comme le fluxmenffruel, 8c les hémorroïdes. II augmente &multiplie les contrarions du cœur, 8c par confé-quent la force 8c la vîteffe du pouls. Il nagitpas avec moins dénergie fur les fluides. II paffefacilement dans les voies de la circulation, 8cva fe combiner au fang auquel il donne de ladenfité , de la confiftance , de la couleur, &quil rend plus concrefcible, il lui communiqueen même-temps une aélivité telle quil paffefacilement dans les plus petits vaiffeaux, quil