Le fer fournit à la médecine un remède im-portant & auquel elle doit fouvent les plusgrands fuccès. C’eft le feul métal qui n’ait riende nuifible, 8c dont on ne puiffe pas redouterles effets. Il a même, comme nous l’avons vu,une telle analogie avec les matières organiques,qu’il femble en faire partie, 8c devoir fouventfa produétion au travail de la vie, ou à celuide la végétation ; les effets du fer fur l’écono-mie animale ,^font affez multipliés. Il flimuleles fibres des vifcères membraneux , 8c paroîtagir fpécialement fur celles des mufcles dontil augmente le ton. Il fortifie les nerfs 8c don-ne à la machine affaiblie une force 8c unevigueur remarquables. II excite plufieurs fécré-tions, fur-tout celle des urines 8c celles qui fefont par une évacuation du fang. Il provoqueles hémorragies naturelles , comme le fluxmenffruel, 8c les hémorroïdes. II augmente &multiplie les contrarions du cœur, 8c par confé-quent la force 8c la vîteffe du pouls. Il n’agitpas avec moins d’énergie fur les fluides. II paffefacilement dans les voies de la circulation, 8cva fe combiner au fang auquel il donne de ladenfité , de la confiftance , de la couleur, &qu’il rend plus concrefcible, il lui communiqueen même-temps une aélivité telle qu’il paffefacilement dans les plus petits vaiffeaux, qu’il
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