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Cette liqueur, renfermée dans un flacon, n«romand point de vapeurs viftbles. Il s’en dé*gage cependant Une certaine quantité, qui dé*pôle de la chaux d’étain en criftaux aiguillés àla partie fupérieure du flacon, de forte quel’extremitc du goulot fe trouve exactement bou-chée au bout de quelques mois. I! fe précipiteaufli un peu de cette chaux au fond de la li-queur , fous la forme des feuillets irréguliers.Elle a une odeur très-pénétrante , & qui excitela toux. Les vapeurs qu’elle; répand ne fontvifibles que lorfqu’elles ont le contact de l’air.Il fembîe qu’elles foient formées par un gazd’une nature particulière qui efl décompcfablepar l’air, & qui, par fon contact, laide préci-piter la chaux d’étain, comme le gaz acide fpa-ihique laide précipiter la terre quartzeufe parle contact de l’eau , •& comme le gaz hépati-que de Bergman dépofe du foufre à l’air. Se-roit-ce une cotnbinaifon de gaz acide muriati-que déphlogiiliqué & de chaux d’étain ?
L’eau ne précipite pas fenflblement la liqueurfumante de Libavius, mais elle paroît y opé-rer une décompofition qui n’a point encore étéconvenablement examinée.Lorfqu’on verfe cetteliqueur nouvellement préparée dans de l’eaudiftillée, elle y occalionne un petit bruit commecelui que produit l’huile de vitriol en s’unifiant
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