d’Hist. Nat. et de Chimie, ipifnême-tems bouillir, c’étoit à l’ébullition feulequ’étoit due la précipitation des matières étran-gères qui altéraient l’eau. L’amalgame d’étainefl fufceptible de criftallifer. Elle forme des pe«rtits criftaux carrés, comme M. Daubenton l’aobfervé fur l’amalgame d’étain qu’il employoitpour boucher les bocaux du jardin du roi. M.Sage dit que ces criftaux font gris, brillans, enlames feuilletées, amincies vers leurs bords, &qu’ils Liftent entr’eux des cavités polygones.
L’étain a plus d’affinité avec l’acide muria-tique que n’en a le mercure, & il décompofele muriate mercuriel corrofif. Pour opérer cettedécompofition, on divife l’étain, à l’aide d’unepetite portion de mercure ; on triture parties éga-les de cette amalgame & de muriate mercurie^corrofif, 8c on diftille ce mélange dans une cor-nue de verre à une très-douce chaleur. Il pafted’abord une liqueur fans couleur, & il s’élanceenfuite avec une efpèce d’explofion, une va-peur blanche épaifte, qui tapifte les parois durécipient d’une croûte très-mince. Cette vapeurfe condenfe en une liqueur tranfparente, quiexhale une fumée épaiffe, blanche & très-abon-dante, & à laquelle on a donné le nom deliqueur fumante de Libavius. C’eft une combi-naifon d’acide muriatique & d’étain, dans la-quelle l’acide paraît être furchargé d’oxigyne.