b’Hist. Nat. et ïîe Chimie. 187
On combine aifément l’étain avec le foufre,en jettant une ou deux parties de cette matièrecombuftible en poudre fur cinq à fix partiesd’étain fondue dans une cuiller de fer 5 le mé-lange agité avec une fpatule de fer, fe noircit& s’enflamme. Si on le fond dans un creufet,on en obtient une maffe calfante, difpofée enaiguilles plattes réunies en faifceaux. Cette coin-binaifon eft beaucoup plus difficile à fondreque l’étain, comme toutes celles des métauxmous & fufibles avec le foufre. Mais ce qu’ileft important de noter, c’eft que quoique l’étains’allie facilement au foufre par la fufïon, la na-ture ne l’offre jamais dans cet état. C’eft ab-folument l’inverfe du zinc qui fe trouve fréquem-ment combiné avec le foufre dans fes mines, Sçqui ne s’y unit que très-difficilement dans nos la-boratoires. La nature eft fouvent très-differentede l’art dans fes opérations; mais fi elle faitquelquefois des combinaifons que l’art ne peutpas imiter, il arrive auffi que ce dernier opèredes compofitions dont elle ne lui fournit pointde modèles,
L’arfenic ne s’unit que peu à l’étain par lafufion , parce qu’il fe diffipe en grande partie.Le fel neutre arfenical s’y combine mieux, &M. Baume a obfervé qu’il réfulte de cette com-binaifon, dans laquelle l’arfenic quitte l’âfkali