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pour s’unir à l’étain, un culot aigre, très-bril-4ant, difpofé à facettes comme le régule d’an-timoine. Les expériences que Margraf a faitesfur l’union de l’étain avec l’arfenic par la dif-tillation , nous ont appris qu’une partie de l’ar-fenic fe réduit en régule, tandis qu’une portionde l’étain fe calcine ; que l’étain uni à l’arfenicne peut plus en être féparé par l’aâion du feule plus violent, & qu’il efl vraifemblable queee métal en retient toujours quelque partie quirend fou ufage dangereux dans la cuifine. Endiflillant de la chaux d’étain chargée d’arfenic,Margraf a obtenu un peu de liqueur qui avoitl’odeur du phofphore. Depuis le chimifte deBerlin, MM. Bayen & Charlard ont examinéla combinaifon de l’arfenic & de l’étain. Ils ontobfervé que la chaux d’arfenic, appelée fim-plement arfenic, ne peut fe combiner avecl’étain qu’autant qu’elle palTe à l’état métallique,& que cette combinaifon fe fait beaucoup mieuxen uni (Tant direélement le régule d’arfenic avecl’étain. Si l’on met dans une cornue trois on-ces fix gros d’étain, avec deux gros de réguled’arfenic en poudre grolïière ; & fi après avoiradapté un récipient, on chauffe la cornue juf-qu'a la faire rougir, il s’élève à peine deuxgrains d’arfenic dans le col de ce vaiffeau, &l’on trouve dans le fond un culot métallique