jg<5 Elïmens
Se par leurs chaux, obferve qu’il fe dégagebeaucoup de gaz inflammable par la réadionde l’étain fur l’acide marin. Suivant les expé-riences de ce favant chimifle, les métaux dé-compofent ce fel en raifon de l’adion que l’a-cide muriatique a fur eux. Comme nous avonsvu que l’acide marin avoit beaucoup d’affinitéavec l’étain, nous pouvons en conclure que lathéorie donnée par Bucquet efl très-fatisfaifanteSc parfaitement d’accord avec les faits. Glau-ber avoit annoncé que fon fel ammoniacal fe-cret , ou vitriol ammoniacal, étoit décompofépar l’étain ; mais cette décompofition n’ell pascomplette, fuivant Pott, qui a répété l’expé-rience de Glauber, fans doute parce que l’acidevitriolique a moins de tendance avec l’étainque n’en a l’acide muriatique. Bucquet obferveencore que l’étain étant très-fufible, fe raffem-ble en culot, au fond de la cornue, Si qu’enconféquence le muriate ammoniacal n’eft pasauffi complettement décompofé qu’il pourroitl’être par ce métal. Voilà pourquoi l’étain nedécompofé pas ce fel auffi parfaitement queles métaux peu fufibles. Le réfidu de cettedécompofition eft un étain corné ou beurred’étain, décompofable par l’eau, & femblablea celui que l’on forme avec le fublimé corrofif& ce métal, dont nous parlerons plus basa