d’Hist. Nat. et de Chimie. 185*
nous reconnoiiïons cette propriété de décom-pofer les vitriols alkalins. On verra tout à-l’heureque Glauber l’avoit remarqué relativement auvitriol ammoniacal.
Ce métal fait détonner le nitre avec rapidité.Pour cela on le fait fondre & rougir obfcuré-ment dans un creufet; on projette deffus dunitre bien fec en poudre. Il fe produit uneHamme blanche & brillante. Lorfqu’en ajoutantdu nitre il ne fe fait plus de détonnation, l’étaineft entièrement calciné. La poudre blanche quirelie contient de l’alkali rendu cauftique parla chaux d’étain, & qui ell même uni à unecertaine quantité de cette chaux, En le leffi-vant, on peut en précipiter l’étain par un acide.Si la chaux grife d’étain fufe avec le nitre, ainfique l’a obfervé Geoffroy, c’elt qu’elle contientencore de l’étain qui n’ell que divifé; car enprenant une chaux parfaite de ce métal, cellepar exemple qui a été chauffée long-tems, &qui efl très-blanche, ou bien celle que formentles acides, elles ne préfentent point le mêmephénomène.
L’étain décompofe très-bien le muriate am-moniacal; il en dégage de l’alkali volatil très-cauflique, & dans l’état de gaz. Bucquet, qui afait des recherches fuivies fur la décompofitiondu fel ammoniac par les matières métalliques