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guilles, après être tombées en déliquefcence,criflallifent & relient sèches à l’air. M. Bau-me qui a préparé le muriate d’étain en grand,comme a la dofe de cent cinquante livres d’acidefur vingt-cinq livres d’étain, pour les manufac-tures de toiles peintes, nous en a détaillé avecfoin quelques propriétés. Sur douze livres d’é-tain dilfous dans quarante - huit livres d’acidemuriatique, il lui eft relié deux onces fix grosd’une poudre grife, qui n’a pas pu fe di(foudredans une livre de cet acide, avec lequel il l’arnife en digeltion pendant plufieurs jours. Mar-graf croit que c’elt de l’arfenic. M. Bauméne l’a point examinée. Il compare l’odeur decette dilfolution concentrée à celle des terresnoires qu’on retire des vieilles latrines, & ilfait remarquer que lorfqu’il en tombe fur lesdoigts, rien ne peut enlever l’odeur métallique,particulière à l’étain, qu’elle leur communique,& qu’elle ne fe diflîpe qu’au bout de vingt-qua-tre heures. Il obferve que, fuivant l’état de l’aci-de , les criflaux de muriate d’étain font différens.Tantôt ils forment de petites aiguilles blanches;la même dilfolution lui en a donné de blanches8c de couleur de rofe. Ce dernier, purifié parla dilfolution & l’évaporation, a fourni par leréfroidilfement de gros criflaux à peu près fem-blables à ceux du vitriol de fonde. D’autres