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fur les corps froids en une chaux blanchâtre &aiguillée, ou en fleurs d’étain. La.chaux grifed’étain devient blanche fi en Pexpofe de nou-veau à l’adion du feu; elle s’unit à une nou-velle quantité d’oxigyne & fe calcine davantage;on la nomme dans cet état potée d’étain. Si onlui fait éprouver une chaleur très-forte, commecelle d’un four de porcelaine, elle eft fufeep-tible de fe fondre en verre. MM. Macquer &Baumé ont obfervé, en traitant ainfi de l’étaindans un creufet, qu’une partie fe changeoit euune chaux blanche & aiguillée, ou en fleursd’étain; qu’une autre placée au-deflous de lapremière étoit en chaux dure, cohérente, rou-geâtre & à moitié fondue; qu’une troifièmepartie formoit un verre de la couleur de rubisou de l’hyacinthe ; & qu’enfin il refloit au fonddu creufet une partie de l’étain dans fon étatmétallique. La chaux d’étain demande un feude la plus grande violence pour être fondueen verre; c’eft une des plus réfradaires. Onpeut décompofer la chaux ou la potée d’étainà l’aide des matières combuftibles animales ouvégétales, qui s’emparent de l’oxigyne con-tenu dans cette chaux, & font reparoître cemétal avec fes propriétés. Il paroît cependantque la potée d’étain bien calcinée retient très-fortement la bafe de l’air qui lui eft unie } puif-