d’Hist. Nat. et de Chimie. 17?d’étain le coulent en petits lingots ou baguettesde neuf à dix lignes de circonférence & d’envi-ron un pied & demi de long.
L’étain expofé au feu dans des vaiiïeaux fer-més, s’y fond très-vite. C’efl le plus fufible desmétaux. Il refie fixe tant qu’on n’augmente pasle feu; mais il paroît que cette fixité n’efi querelative, puifque fi on lui fait éprouver une cha-leur confidérable, il fe volatilife, comme nousallons le dire tout-à-l’heure. Si on le chauffeavec le contact de l’air, fa furface fe couvre,dès qu’il efl. fondu, d’une pellicule grife terne,& qui forme des rides. En l’enlevant, on ob-ferve que l’étain efl au-deffous avec tout fonbrillant, & qu’il ne lui adhère point ; mais ilperd bientôt fon état, & il fe forme une nou-velle pellicule. Tout l’étain peut ainfi fe réduireen pellicules, qui ne font autre chofe qu’unechaux métallique ou une combinaifon de ce\métal avec la bafe de l’air vital. L’étain a ac-quis dans fa calcination un dixième de fon poidsde plus. Si on chauffe ce métal jufqu’à le fairerougir, Geoffroy a obfervé que fa chaux eflfoulevée peu à peu par une flamme blanchâtretrès-vive, qu’il compare à celle du zinc. C’cflune vraie inflammation ou combùflion rapidede ce métal ; en même-tems il s’élève unefumée légère d’étain yolatilifé, qui fe condenfe