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Tome Troisieme (1786)
Entstehung
Seite
173
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dHist. Nat. et de Chimie. 17?détain le coulent en petits lingots ou baguettesde neuf à dix lignes de circonférence & denvi-ron un pied & demi de long.

Létain expofé au feu dans des vaiiïeaux fer-més, sy fond très-vite. Cefl le plus fufible desmétaux. Il refie fixe tant quon naugmente pasle feu; mais il paroît que cette fixité nefi querelative, puifque fi on lui fait éprouver une cha-leur confidérable, il fe volatilife, comme nousallons le dire tout-à-lheure. Si on le chauffeavec le contact de lair, fa furface fe couvre,dès quil efl. fondu, dune pellicule grife terne,& qui forme des rides. En lenlevant, on ob-ferve que létain efl au-deffous avec tout fonbrillant, & quil ne lui adhère point ; mais ilperd bientôt fon état, & il fe forme une nou-velle pellicule. Tout létain peut ainfi fe réduireen pellicules, qui ne font autre chofe quunechaux métallique ou une combinaifon de ce\métal avec la bafe de lair vital. Létain a ac-quis dans fa calcination un dixième de fon poidsde plus. Si on chauffe ce métal jufquà le fairerougir, Geoffroy a obfervé que fa chaux eflfoulevée peu à peu par une flamme blanchâtretrès-vive, quil compare à celle du zinc. Ccflune vraie inflammation ou combùflion rapidede ce métal ; en même-tems il sélève unefumée légère détain yolatilifé, qui fe condenfe