d’Kist. 'Nat. et de Chimie. 175qu’on ne peut la réduire que très-difficilement& en employant une grande quantité de ma-tières combuffibles. C’eft d’après cela que M.Baumé & plufieurs autres chimiftes croient quequand on a trop grillé les mines d’étain, il yen a une portion qui ne peut plus fe réduireen métal.
L’étain ne s’altère pas beaucoup à l’air ; ilne fe ternit même que difficilement lorfqu’ileft bien pur. Celui du commerce fe couvre à lalongue d’une pouffière grife, mais qui, fuivantMacquer, n’appartient jamais qu’à la furfacela plus, légère, & ne pénètre pas à l’intérieurcomme dans le cuivre & dans le fer.
L’eau ne diffout point & ne calcine pointl’étain; cependant elle en ternit & paroît encalciner à la longue la furface.'
Les matières terreufes ne contraélent aucuneunion avec ce métal. Sa chaux qui eft très-infu-fible ne forme point de. verre tranfparent ni co'loré, avec les fubftances capables de fe vitrifier.Mais, comme elle eft très - blanche, elle peuts’interpofer entre les molécules du verre, & lerendre d’un blanc mat & très-opaque. Cetteforte de fritte vitreufe porte le nom d’émail.La potée d’étain, à caufe de fon infufibilité,ôte la tranfparence à tous les verres poffibles,& en fait des émaux colorés.