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Tome Troisieme (1786)
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& on la coule dans des lingotières pour la-*duire en faumons. E11 Allemagne & en Angle-terre, on travaille à peu près de même lesmines détain. Dans ce dernier pays, on alliece métal avec du plomb & du cuivre, fuivantGeoffroy, & on nen exporte point de pur. Ilvient aufîi dAngleterre un étain en efpèces deffalaélites, quon appelle étain en larmes, &que lon croyoit très-pur ; mais M M. Bayen &Charlard aiïurent que quelquefois elles con-tiennent du cuivre. Le plus pur de tous eftcelui qui vient de Malaca & de Banca. Le pre-mier a été coulé dans des moules qui lui don-nent la forme dune pyramide quadrangulairetronquée avec un rebord mince à- fa bafe ; oalappelle étain en chapeaux ou en écritoires»-Chaque lingot pèfe environ une livre : le fé-cond eff en lingots oblongs de quarante-cinq àcinquante livres. Ces deux efpèces détain fontrecouvertes dune rouille grife ou crafîe plusou moins épaiiïe.

Létain qui vient dAngleterre & qui : eff beau-coup plus employé que létain pur des Indes,a caufe de fa moindre valeur, eft en gros fau-mons denviron trois cents livres. Il eff allié decuivre, ou artificiellement, fuivant Geoffroy,ou naturellement, fuivant M. le baronDietnch, Pour en faciliter le débit, les potiers