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Tome Troisieme (1786)
Entstehung
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171
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ivHist.-Nat. et de Chimie. 171fait tenir à laide de charbons placés à lentourdeux. Dès quon a donné un bon coup de feu,& que létain peut avoir été fondu, on éteintavec de leau les charbons qui fervent à leffài,& on trouve létain en culot.

Bergman a propofé delfayer les mines dé-tain par la diüolution dans lacide vitriolique,que lon mêle enfuite avec lacide muriatique,& de précipiter par lalkali fixe. Si létain eltpur, 131 grains de ce précipité équivalent à106 grains détain ; sil eft mêlé de cuivre & defer, on enlève ces métaux étrangers par lesacides nitreux & muriatique.

Le travail en grand des mines détain, eftfemblable au précédent. Souvent on efl obligéde faire des feux de bois dans la mine pourcalciner & attendrir la gangue, qui efl très-dure ; ces feux dégagent des vapeurs rrcs-dan-gereuies. On emploie ce procédé dans les mon-tagnes de Geyer. Dautres fois ces mines fetrouvent dans du fable à peu de profondeur,comme à Eibenftock. On lave la mine bocar-dée dans des cailles garnies de petites cloifonsde drap, deflinées à retenir les parties métal-liques. On la grille dans des fourneaux de- 1f verbère, auxquels efl jointe une cheminée ho-rifontale pour recueillir le foufre & larfenic.On la fond enfuite dans le fourneau à manche,