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Tome Troisieme (1786)
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103
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dHist. Nat. et de Chimie, iojdu peu daffinité qua îe mercure avec le verre»& de la grande attradion qui tend à rapprocherles parties de ce métal : car fi on met ce fluidedans un vafe de métal avec lequel il ait de laf-finité, alors fa furface paroît concave commecelle de tout autre fluide, parce quil fe com-bine avec les parois de ce vaiffeau.

Le mercure a une faveur que les nerfs dugoût ne peuvent point percevoir, mais quicependant produit un. effet très-marqué dansleftomac St les inteftins, auffi-bien quà la fur-face de la peau. Les infedes &, les vers font,infiniment plus fenfibles que les autres animauxà cette faveur ; ceft pour cela que le mercu-re les tue très-vite, & que les médecins lem-ploient comme un excellent vermifuge. Ceftmême en raifon de la propriété quil a de gué-rir la galle & plufieurs autres maladies de lapeau, que plufieurs favans ont penfé que cesmaladies étoient produites par la préfence decertains infedes qui pénétraient le tiffu de cetorgane. Mais cette opinion na point été généra-lement adoptée, quoique plufieurs naturaliftes.aient décrit le ciron de la galle, Sec.

Le mercure, frotté quelque tems entre lesdoigts , répand une légère odeur particulière.Lorfquil eft bien pur, & quon lagite, on ob-ferve quelquefois, & fur-tout dans les tetra

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