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Tome Troisieme (1786)
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efl donc le plus fufible de tous ceux que nousconnoiffons ; le plus grand froid connu dans lespays il efl natif ne peut pas le rendre folide.Il efl vraifemblabîe que fi dans les expériencesprécédentes le froid qui a gelé le mercure avoitcté conduit par degrés infenfibles , cette matièremétallique auroit pris une forme criflalline &régulière.

La fluidité habituelle du mercure la fait re-garder comme une eau métallique particulière,& on la appelle aqua non madefaciens manus :leau qui ne mouille pas les mains. Il eft vraique le mercure ne mouille ni les mains ni au-cuns des autres corps qui peuvent être mouilléspar leau, par les huiles ou les autres liqueurs ;mais ce phénomène ne dépend que du peudaffinité qui exifle entre ce fluide métallique& ces corps. Car quand il efl en contad avecquelques-unes des fubflances auxquelles il peutsunir, comme lor, largent, létain, &c. alorsil sapplique intimément à ces corps, & lesmouille au point quon ne peut les deffiécherquen faifant évaporer au feu le mercure quiles enduit.

Le mercure étant un métal fondu, affedetoujours la forme de globules parfaits lorfquonle divife quand il efl renfermé dans un flacon,fa furface paroît convexe.^Get effet dépend &