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chauds, qu’il brille d’une petite lueur phofpho-xique afTez fenfible; ce phénomène a été conf-taté fur le mercure du baromètre par plufieursphyficiens. Si l’on plonge la main dans ce fluidemétallique, on éprouve une fenfation de froidqui fembleroit indiquer qu’il eft d’une tempé-rature plus froide que l’air atmofphérique; ce-pendant en y plongeant uu thermomètre, ons’affure bien vite que le mercure efl à la tem-pérature de l’atmofphère. Cet effet qui noustrompe, & qui appartient entièrement à notrefenfibilité, dépendroit-il de la pefanteur énormede cette fubflance métallique, ou bien de cequ’il accélère l’évaporation du fluide qui fortfans ceffe par les pores de la peau ?
Le mercure divifé à l’aide d’un mouvementrapide & continuel, comme celui d’une rouede moulin, fe change peu à peu en une poudrenoire très-fine, qu’on appelle Ethiops per Je, àcaufe de fa couleur ; le mercure n’éprouveaucune altération dans cette expérience, & onpeut en le chauffant légèrement ou en le tri-turant dans un mortier chaud, le faire repa-roître avec fa fluidité ordinaire & fon brillantmétallique.
Le mercure efl peu abondant dans la na-ture , & il fe rencontre dans la terre ou dansl’état vierge & jouiffant de toutes fes proprié-