ËLÉMÈNS
La fonte en grand des mines de bifmuth n’eftpas plus difficile ; on fait une fofie en terre, onla couvre de bûches, qu’on place près les unesdes autres; on allume le bois, & on jette par-deflus la mine concaiïee ; le bifmuth fe fond& coule dans la folle, où il fe moule en painorbiculaire. Dans d’autres endroits on incline untronc de pin creufé en canal, fur lequel on metun lit de bois; on jette le bifmuth fur cettematière combufiible après l’avoir allumée. Cedemi-métal fe fond, coule dans le canal quile conduit dans un trou fait en terre, fur lequelpofe l’extrémité du tronc de pin. On puife lebifmuth dans cette efpèce de cafte, on le verfedans des moules de fer, ou dans des lingo-tières.
Le bifmuth n’efl que peu altéré par le con-taél de la lumière. Il eft extrêmement fufible,il fe'fond long-tems avant de rougir. Chauffedans des vaiffeaux fermés, il fe fublime en en»tier. Si on le laiffe refroidir lentement, il fecriflallife en volutes grecques. C’eft une desfubflances métalliques qui fe criflallife le plusfacilement. M. Brongniart eft le premier chimiflequi ait bien réuffi à cette criftallifation.
Si on tient le bifmuth en fufion avec le con-tact de l’air, fa furface fe couvre d’une pelliculequi fe change en une terre d’un gris verdâtre ou