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îo’Hist. Nat. et ce Chimie. 3La mine de bifmuth fulfureufe , reconnuepar tous les minéralogiftes, efl d’un gris blan-châtre, quelquefois tirant fur le bleu, à facettesou en prifnies aiguillés. Elle a l’éclat & la coup-leur de la mine de plomb ou galène; elle pré-fente prefque toujours des facettes quarrées ;mais jamais on n’y voit de véritables fragmenscubiques ; elle fe coupe au couteau ; elle eftfort rare, on la trouve à Baftnaes en Suède 8cà Schnéeberg en Saxe.
Cronfledt parle auffi d’une mine de bifmuthmartiale, qu’il dit fe rencontrer en gro (Tes écail-les cunéiformes, à Konfberg en Norwcge.
Enfin, le bifmuth fe rencontre quelquefoisdans l’état de chaux. Celle-ci eft fous la formed’une efflorefcence granuleufe , d’un jaune ver-dâtre & jamais rouge, à la furface des mines debifmuth. M. Kirwan croit que la chaux de bif-muth y eft unie ! à l’acide craîeux. Quelquesminéralogilles affinent qu’il y a un vitriol debifmuth natif mêlé à cette chaux.
Pour faire l’eflai d’une mine de bifmuth, onfe contente de la fondre à une douce chaleurdans un creufet 8c à l’aide d’une certaine quan-tité de flux réduélif. Comme le bifmuth eft vo-latil, on doit le fondre le plus vite poflible; ilvaut même mieux faire cet efiai dans des vaifféaux fermés, comme le recommande Cramer.
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