d’Hist. Nat. et de Chimie. ybrune, nommée cendre ou chaux de bifmuth.Dix-neuf gros de bifmuth calcinés dans unecapfule de verre, ont donné à M. Baume vingtgros trente-quatre grains de chaux. Le bifmuthchauffé jufqn’à rougir, brûle avec une petiteflamme bleue peu fenfible; fa chaux s’évaporefous la forme d’une fumée jaunâtre, qui fe con-denfe à la furface des corps froids en une pou f-fière de même couleur, nommée fleurs de bif-muth; cette poudre ne doit fa volatilifation qu’àla rapidité avec laquelle le bifmuth brûle; carfi on l’expofe feule au feu, elle fe fond en unverd verdâtre fans fe fublimer. Geoffroy le filsa obfervé que fur la fin ces fleurs de bifmuthdeviennent d’un beau jaune d’orpiment.
La chaux grife ou brune, les fleurs jaunes &le verre, ne font que des combinaifons de cedemi-métal avec la bafe de l’air vital ou le prin-cipe oxigyne. Elles ne fe réduifent pas fansaddition, parce qu’il y a beaucoup d’adhérenceentre les deux principes qui les compofent ; maisle gaz inflammable & toutes les matières com-buftibles organiques, font capables de les dé-compofer & de leur rendre leur état métallique,en s’emparant du principe oxigyne avec lequelces corps ont plus d’affinité que n’en a le bif-muth.
M. d’Arcet ayant expofé. du bifmuth dans
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