d’Hist. Nat. et de Chimie. 485-odeur alkaline, mêlée de l’odeur putride &nauféabonde ; elles tombent en diffolution,leur couleur s’altère de plus en plus, & ellesperdent en même-tems de leur poids 8c de leurvolume.
Enfin, le quatrième degré, celui de la 'putré-faction achevée , fe reconnoît à ce que l’alkalivolatil eft entièrement diffipé, & qu’il nelaiffe plusde traces ; l’odeur- fétide perd de fa force, levolume & le poids des fub fiances putréfiées fontconfidérablement diminués ; il s’en fépare unemucofité gélatineufe ; elles fe defsèchent peu àpeu, 8c enfin fe réduifent en une matière ter-reufe 8c friable.
Tels font les phénomènes généraux qu’on ob-ferve dans la putréfaâion des fubflances ani-males ; mais il s’en faut de beaucoup qu’ils foientles mêmes dans toutes les matières qui fe pour-riffent. Il y a d’abord une grande difiinâion àfaire entre la putréfaâion des parties des animauxvivans, & celle de leurs organes morts. Lemouvement qui exifte dans les premiers, modifiefingulièrement les phénomènes de cette altéra-tion , & les médecins ont de fréquentes occa-fions de voir les différences qui exifient entreces deux états, relativement à la putréfaâion.Outre cela, chaque humeur,chaque partie folideféparée d’un animal mort, a encore fa manière
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