Druckschrift 
Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
486
Einzelbild herunterladen
 

propre de fe pourrir ; le tiflu mufculaire,membraneux ou parenchymateux plus ou moinsferré des organes, la nature huileufe , mucilagi-neufe ou lymphatique des humeurs, leur con-fiflance, leur état relatif à celui de lanimal quiles a fournies, influent fur le mouvement putré-fadif, & le modifient de mille manières, peut-être inappréciables. Enfin, que fera-ce fi lonfait entrer dans ce dénombrement, létat de lair,fa température, fon élaflicité, fon poids, fa-chereffe ou fon humidité, lexpofition de lafubftance pourriflante dans différens lieux, &jufquà la forme des vaiffeaux qui la renferment,circonfiances qui toutes font varier les phéno-mènes de laltération fpontanée ? Il faut doncconvenir que lhifloire de la putréfadion animaleneft québauchée, & quelle demande encoreune fuite immenfe de recherches & dexpé-riences.

Les phénomènes obfervés jufquaduellementdans la putréfadion nous indiquent que leauen eft la caufe ; il eft on ne fauroit plus vraifem-blable que ce fluide fe décompofe, que fonoxigyne fe porte fur la mofète des_fubflancesanimales & contribue à la formation de lacidenitreux, quon trouve fi fréquemment dans lesmatières animales, & que fon gaz inflammableuni à une portion de la même mofete très-