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Si on chauffe dans un vaiifeau ouvert l’acidephofphorique obtenu ou par déflagration oupar combuflion lente du phofphore, il s’enélève de teins en tems de petites flammes,tfues fans doute à un refle de phofphore quin’a pas été entièrement brûlé, & accompagnéesd’une odeur d’ail ; au refle il fe concentre, ilfe defsèche, & il finit par fc fondre commelorfqu’on le traite dans un vailïeau fermé.
L’acide phofphorique concentré attire très-promptement l’humidité de l’air. Il s’unit àl’eau avec chaleur ; il fe combine à un grandnombre de fubfiances, & il préfente dans facombinaifon des phénomènes particuliers.
L’acide phofphorique ne paroît pas avoird’acfion fur la terre quartzeufe, ni par la voiesèche ni par la voie humide, d’après les expé*riences de Bergman & de, M. de Morveau.Mais il en a une fur le verre, comme l’ont dé-montré les recherches de MM, Ingenhousze& Prieftley.
Il bouillonne au chalumeau avec l’argile ;l’acide phofphorique fondu dans des creufets, deHefle, leur donne une couverte tranfparentevitreufe fuivantla remarque de M. de Morveau,' Il s’unit à la barote & paroît la préférer àtoutes les autres bafes excepté la chaux, fui-vant les attradions de cet acide indiquées par