d’Hist. Nat. et de Chimie. 427
tion lente ne contient que peu de phofphorenon brûlé, il efl fous la forme d’un fluide blanc,d’une faveur aigre, qui rougit le firop de vio-lettes, & qui n’a point d’odeur. Si on l’expofeà l’aélion du feu dans une cornue , on en retireun phlegme pur ; l’acide fe concentre, devientmême plus pefaut que l’acide vitriolique ; ilprend peu-à-peu de la confiflance; il devientblanc & mou comme un extrait. Enfin , poufféà un feu violent, il fe fond en un verre tranf-parent, dur, très-électrique & infoluble, qui nepréfente plus de caractère acide 8c que M. deMorveau regarde comme la bafe acidifiablepure; mais il efl difficile d’admettre cette opinion,parce qu’il ne fe dégage point d’air vital pen-dant la lufion. Il paroxt que cet état folide &vitreux dépend d’une combinaifon plus intimeentre la bafe acidifiable & l’pxigyne, & fi ceverre n’eft poinf acide, ce '-fait n’a rien de plusétonnant que la perte de l’acidité qu’éprouvel’acide muriatique par l’excès d’oxigyne/qu’ony cdtnbine. Cette idée fur la fixation plus intimede la bafe de l’air, dans la bafe acidifiable del’acide phofphorique vitrifié , eft confirmée parla difficulté 'qu’on a pour en obtenir du phof-phore à l’aide dit charbon, & par la nécef-htc de la haute température qu’on eft obligéfie donner à cç mélange,