Ê I. Ê M E N S
on laifle le bec de celui-ci ouvert; on met un tubede verre dans la tige de l’entonnoir, afin de retenirle phofphore, & de donner paffage à l’air duflacon, déplacé par l’acide phofphorique. Ilfaut avoir foin que les tubes de phofphore nefe touchent pas & que la température du lieuoù efl l’appareil n'excède pas 12 à 14. degrés;fans ces précautions Je phofphore entrercit endéflagration au bout d’un tems plus ou moinslong ; on obtient par once de phofphore troisonces d’acide qui fe raffemble, & qui couledans l’eau qu’on a eu foin de mettre peu-à-péudans le flacon,
Ces quatre procédés fourniffent l’acide phof-phorique dans deux états différens, fuivantqu’il contient du phofphore non décompofé,ou qu’il eft entièrement brûlé & faturé d’oxi-gyne. Ces deux acides prefentent entdeux desphénomènes comparables à £eux que nous ontofferts l’acide vitrîolique & l’acide fulfureux ;telle eft la raifon des réftiltats un peu difierensobtenu? par MM. Sage & Lavoifier dans leseombinaifons de cet acide, confignés dansles mémoires de l’académie 1777. On peutles réduire au meme état de pureté, en lesdiftiîlant avec de l’efpritMe-vin qui enlève laportion da phofphore qu ? il§ contiennent.
i'aciàe phofphorique obtenu par la cgmbufr