d’Hist. Nat. et de Chimie. 421enflammées & ont donné un verre tranfparcntfemblable à celui du borax.
Le cuivre, traité de la même manière avecle phofpore, a perdu fon brillant, eft devenutrès-compact; il avoit acquis dix grains fur undemi-gros, & il brûloit en l’approchant de laflamme.
MM, le marquis de Bullion & Sage ont dé-crit une altération remarquable que le phof-phore éprouve dans les diiTolutions métalliques.Le premier de ces chimiftes a découvert quedes petits bâtons de phofphore introduits dansdes diiTolutions d’or, d’argent, de cuivre, &c.fe couvroient peu-à-peu d’un enduit ou d’uneefpèce de fourreau métallique & brillant. Cesbelles expériences prouvent que le phofphorea plus d’affinité avec Toxigyne que plufieursmétaux, & qu’il eft fufceptible de réduire leurschaux. Bergman a conftaté que l’acide arfénicaleft noirci & pafîe à l’état d’arfenic métallique,lorfqu’on le chauffe avec du phofphore quidevient acide phofphorique, à roefure qu’ilenlève l’oxigyne à l’arfenic.
Le phofphore fe diffout dans toutes les hui-les, & les rend lumineufes. Spielman a dé-couvert qu’il fe diffout dans Tefprit-de-vin , &que cette diffolution jette des étincelles lorf-qu’on la verfe dans l’eau. Une partie du
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