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coup de rapidité à l’aide d’une chaleur douce*
Le foufre & le phofphore fe combinent ,fuivant Margraf, par la fufion & la diflillation.Il en réfulte un compofé folide, d’une odeurhépatique , qui brûle avec une flamme jaune ,qui fe gonfle dans l’eau, à laquelle il commu-nique de l’acidité & l’odeur du foie de foufre,propriétés qui indiquent certainement une réac-tion particulière entre ces deux corps.
Le phofphore ne s’unit pas auiïî-bien auxmétaux, ' que le fait le foufre , quoiqu’il y aitentre lui & ce dernier un allez grand nombred’analogies. Margraf a effayé de faire ces com-binaifons en dillillant chaque fubflance mé-tallique avec deux parties de phofphore. Il n’ya que l’arfenic, le zinc & le cuivre, qui luiaient préfenté des phénomènes particuliers ; tousles autres métaux n’ont point été altérés par lephofphore, qui s’eft brûlé en partie, oü fu-blimé dans le récipient fins avoir éprouvé dechangement notable.
Le phofphore fublimé avec l’arfenic, a offertà ce célèbre chimifle une matière d’un beaurouge, femblable au réalgar.
Le zinc diflillé deux fois de fuite avec cettefubflance combufüble, a donné des fleurs jau-nes , pointues & très-légères. Ces fleurs, expo-féés au feu fous une mouflîe rouge, fe font