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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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420
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20 É r Ê M È N s

coup de rapidité à laide dune chaleur douce*

Le foufre & le phofphore fe combinent ,fuivant Margraf, par la fufion & la diflillation.Il en réfulte un compofé folide, dune odeurhépatique , qui brûle avec une flamme jaune ,qui fe gonfle dans leau, à laquelle il commu-nique de lacidité & lodeur du foie de foufre,propriétés qui indiquent certainement une réac-tion particulière entre ces deux corps.

Le phofphore ne sunit pas auiïî-bien auxmétaux, ' que le fait le foufre , quoiquil y aitentre lui & ce dernier un allez grand nombredanalogies. Margraf a effayé de faire ces com-binaifons en dillillant chaque fubflance mé-tallique avec deux parties de phofphore. Il nya que larfenic, le zinc & le cuivre, qui luiaient préfenté des phénomènes particuliers ; tousles autres métaux nont point été altérés par lephofphore, qui seft brûlé en partie, fu-blimé dans le récipient fins avoir éprouvé dechangement notable.

Le phofphore fublimé avec larfenic, a offertà ce célèbre chimifle une matière dun beaurouge, femblable au réalgar.

Le zinc diflillé deux fois de fuite avec cettefubflance combufüble, a donné des fleurs jau-nes , pointues & très-légères. Ces fleurs, expo-féés au feu fous une mouflîe rouge, fe font