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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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418
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4 i3 Ê t é m e n s

un volume déterminé dair, & que cette quan-tité va à un grain de phofphore pour feize àdix-huit pouces cubiques dair ; quaprès cettecombuflion le phofphore séteint, & que lairne peut plus refervir à brûler de nouveauphofphore ; que le volume de lair diminue,& que le phofphore fe diflipe en floccons blancs,neigeux, qui sattachent aux parois de la clo-che ; ces floccons ont deux fois & demi lepoids du phofphore employé, & cette aug-mentation de pefanteur correfpond cxadementà celle que lair a perdue, & dépend unique-ment de labforption de loxigyne par le phof-phore. En effet, les floccons blancs font delacide phofphorique concret formé par la com-binaifon du phofphore avec la portion dairpur contenu dans lair atmofphérique, qui afervi à la combuflion de cette fubflance inflam-mable. Il en efl de cette théorie comme decelle du foufre, & il feroit inutile dajouter àce que nous avons dit fur cet objet dans lerègne minéral.

Le phofphore fe liquéfie dans leau chaude.Si lon fait paiïer de lair vital à travers cephofphore liquéfié fous leau, on le brûle &on le réduit à létat dacide phofphorique.

Quoique le phofphore ne foit point folubledans ce fluide, il sy altère cependant peu-à-