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un volume déterminé d’air, & que cette quan-tité va à un grain de phofphore pour feize àdix-huit pouces cubiques d’air ; qu’après cettecombuflion le phofphore s’éteint, & que l’airne peut plus refervir à brûler de nouveauphofphore ; que le volume de l’air diminue,& que le phofphore fe diflipe en floccons blancs,neigeux, qui s’attachent aux parois de la clo-che ; ces floccons ont deux fois & demi lepoids du phofphore employé, & cette aug-mentation de pefanteur correfpond cxadementà celle que l’air a perdue, & dépend unique-ment de l’abforption de l’oxigyne par le phof-phore. En effet, les floccons blancs font del’acide phofphorique concret formé par la com-binaifon du phofphore avec la portion d’airpur contenu dans l’air atmofphérique, qui afervi à la combuflion de cette fubflance inflam-mable. Il en efl de cette théorie comme decelle du foufre, & il feroit inutile d’ajouter àce que nous avons dit fur cet objet dans lerègne minéral.
Le phofphore fe liquéfie dans l’eau chaude.Si l’on fait paiïer de l’air vital à travers cephofphore liquéfié fous l’eau, on le brûle &on le réduit à l’état d’acide phofphorique.
Quoique le phofphore ne foit point folubledans ce fluide, il s’y altère cependant peu-à-