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d’ail, paroît blanche dans le jour, & elle efltrès-lumineufe dans l’obfcurité. C’eft-là l’inflanv*mation lente du phofphore ; en effet, fi on le laiflequelque teins ainfi expofé à l’air, il fe confumepeu-à-peu, & il laiffe pour réfidu un acideparticulier dont nous examinerons plus bas lespropriétés. Cette combuflion lente ne s’opère <jamais' que lorfque le phofphore efl; en contaftavec l’air ; elle demande même , pour être très-lumineufe , une chaleur de douze à quinze de-grés, quoiqu’elle ait lieu à une températureau-deflous. Cette inflammation fe fait fans cha-leur , 8c elle n’allume aucun corps combuflible.Mais lorfque le phofphore éprouve une chaieursèche de vingt-quatre degrés, il s’allume avecdécrépitation , il brûle rapidement avec uneflamme blanche mêlée de jaune & de vert,très-vive, & il détruit avec beaucoup de promp-titude tous les corps combuflibles qu’il touche.Les vapeurs qui s’en exhalent alors, font très-abondantes , blanches, & fort lumineufes dansl’obfcurité. Il laifle un réfidu différent dansl’une 8c l’autre de ces combufiions. La premièredonne une liqueur qui pèfe plus que le doubledu phofphore employé, & qu’on connoît fousle nom d’acide phofphorique : la fécondé offreune matière épaifle, d’un blanc rougeâtre , quirépand des vapeurs blanches jufqu à ce qu’elle
ait