d’Hist. Nat. et de Chimie. 41^par le charbon, on n’obtient que très-peu dephofphore, en employant ce réfidu, puifqu’uneonce n’en donne qu’un gros, & fouvent moins;2°. lorfqu’on prépare en grande quantité le felfufible par l’évaporation & le réfroidiffement,il fe trouve mêlé d’une grande quantité dephofphate de foude qui ne donne point dephofphore. On conçoit donc, d’après ces deuxobfervations, pourquoi l’on obtient fi peu dece corps combufiible par la diftillation du felfufible avec le charbon. Peut-être le fel fufibleentier, ou le mélange de phofphate ammo-niacal & de phofphate de foude, difiillé avecdu charbon & du musiate de plomb ou plombcorné, en donneroit-il davantage, puifque cedernier - ci paroît avoir la propriété de décom-pofer le phofphate de foude.
Le phofphore obtenu par tous les procédésque nous avons décrits, efl toujours le même.Lorfqu’il eft bien pur, il efl; tranfparent, d’uneconfiftance femblable à celle de la cire. Il fecriflafiife en lames brillantes, & comme mica-cées, par le réfroidiffement. Il fe fond dans l’eauchaude bien avant même que ce fluide foit bouil-lant. Il efl très-volatil, & il monte en un fluideépais à une douce chaleur. S’il efl en contaélavec l’air, il exhale une fumée de toute fa fur-face ; cette vapeur qui répand une forte odeur