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du plomb corné, & parce que l’opération efîcoupée en deux. Mais ce qu’il y a de plusprécieux dans le travail du fa van t chimifle deBerlin , c’efl qu’il a détermine' quelle efi lafubflance contenue dans l’urine qui fert à for-mer le phofphore. En dillillant un mélangede fel fufîble & de charbon, il a obtenu untrès-beau phofphore , & il a obfervé que l’urined’où l’on a extrait ce fel, ne donne prefqueplus de cette fubflance combuflible. C’eftdonc une partie continuante du fel fufible quicontribue à la formation du phofphore, & 011obtient facilement cette fubflance, en diflillantdeux parties du verre obtenu de ce fel décom-pofé dans une cornue ou dans un creufet, avecune partie de charbon en poudre. Cette opé-ration exige beaucoup moins de terns & beau-coup moins de feu que celles que nous avonsdécrites jufqu’à préfent, puifque, fuivant M.Proufl, le phofphore peut couler au bout d’unquart-d’heure. C’efl fans contredit le meilleurprocédé que l’on puiffe fuivre pour fe procurerdu phofphore d’urine; mais il y a plufieursobfervations à faire fur ce point; i°. le réfiduvitreux de la décompofition du phofphateammoniacal par le feu, n’étant point de l’acidephofphorique pur, mais combiné avec du phof-phate de foude, qui n’eft point décompofable