d’Hist. Nat. et dé Chimi e.
fi elle répand nne odeur d’ail & une flammebleue phofphoricjue , elle eff bien préparée.On en remplit jufqu’aux trois quarts une cornuede terre de HelTe ou de Picardie, bien lutée -,on place ce vaiffeau dans un fourneau de réver-bère terminé par une chape de fourneau à vent,8c par un tuyau de tôle de fix ou huit piedsde haut ; on adapte à la cornue un ballon moyenpercé d’un petit trou, & à moitié rempli d’eau ;on lute les jointures avec le lut gras recou-vert de bandes de toiles, enduites de blancd’œuf 8c de chaux ; on élève un mur de lyri-que entre le fourneau 8c le ballon; on laiffefécher cet appareil un jour ou deipc, 8c on pro-cède à la diflillation par un feu bien gradué.Cette opération dure depuis fix jufqu’à huit ouneuf heures, fuiyant la quantité de matière quel’on diflille. On reétifie ce phofphore, en lediflillant à un feu très-doux dans une cornue deverre, avec un récipient à moitié plein d’eau.Prefque tous les Chimifles ont répété avec fuc-cès le procédé de Margraf, 8c il étoit le feulen ufage jufqu’à celui qui efi découvert depuisplufieurs années, 8c qui confifle à féparer l’acidephofphorique des os, comme nous le dironsen parlant de ces organes.
On voit que le procédé de Margraf nediffère de celui de Hellot que par l’addition