Druckschrift 
Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
388
Einzelbild herunterladen
 

3 88 Eiémïns

de la fociété royale de médecine pour lannée1779. Nous ne voulons quindiquer ici les gran-des altérations que lurine éprouve. Bientôt aprèsfon refroidifîement, fou odeur sahère, sexal-te , & paffe à lalkali volatil; fa partie colorantechange , & fe fépare du relie de la liqueur ;enfin cette odeur alkaline fe dilfipe, & il luien fuccède une autre moins piquante, mais plusdéfagréable & plus nauféabonde ; 8c la décom-pofitioft finit par être complette. Rouelle lejeune a obfervé que lurine crue 8c féreufe nefe putréfiait pas fi vite ; que fon odeur, lorf-quelle étoit altérée , différoit beaucoup de cellede lurine de la coétion ; & quenfin elle fecouvroit de moififiure comme les fucs des vé-gétaux 8c les difiolutions de gelée animale. M.Hallé a vu certaines urines devenir très-acidesavant de palfer à la décompofition putride.Lurine putréfiée pendant un an 8c plus, mifeen évaporation , donne du fel fufible , de mêmeque lurine fraîche ; mais elle contient beau-coup plus dacide phofphorique à nu, & faiteffervefcence avec la craie ammoniacale. Laputréfaâion a volatilifé une partie de lalkalivolatil. Lorfquon lévapore, le fel dépofé furles parois de la badine , ell fortement acide;8c pour en avoir une plus grande quantité, ilfaut, fuivant le confeil de Rouelle le jeune ,y ajouter de lalkali volatil.