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de la fociété royale de médecine pour l’année1779. Nous ne voulons qu’indiquer ici les gran-des altérations que l’urine éprouve. Bientôt aprèsfon refroidifîement, fou odeur s’ahère, s’exal-te , & paffe à l’alkali volatil; fa partie colorantechange , & fe fépare du relie de la liqueur ;enfin cette odeur alkaline fe dilfipe, & il luien fuccède une autre moins piquante, mais plusdéfagréable & plus nauféabonde ; 8c la décom-pofitioft finit par être complette. Rouelle lejeune a obfervé que l’urine crue 8c féreufe nefe putréfiait pas fi vite ; que fon odeur, lorf-qu’elle étoit altérée , différoit beaucoup de cellede l’urine de la coétion ; & qu’enfin elle fecouvroit de moififiure comme les fucs des vé-gétaux 8c les difiolutions de gelée animale. M.Hallé a vu certaines urines devenir très-acidesavant de palfer à la décompofition putride.L’urine putréfiée pendant un an 8c plus, mifeen évaporation , donne du fel fufible , de mêmeque l’urine fraîche ; mais elle contient beau-coup plus d’acide phofphorique à nu, & faiteffervefcence avec la craie ammoniacale. Laputréfaâion a volatilifé une partie de l’alkalivolatil. Lorfqu’on l’évapore, le fel dépofé furles parois de la badine , ell fortement acide;8c pour en avoir une plus grande quantité, ilfaut, fuivant le confeil de Rouelle le jeune ,y ajouter de l’alkali volatil.