d’Hist. Nat. et de Chimie. 387Snalyfe de l’urine indique donc que ce fluideeft formé d’une grande quantité d’eau, d’acidephofphorique & d’acide lithiafique libres, deitiuriate de fonde, de phofphates calcairede foude & ammoniacal, & de deux matièresextraftives particulières qui donnent la couleurà ce fluide. Quant à la couleur foncée qu’elleacquiert dans plufieurs maladies, & notammentdans toutes les afieâions bilieufes , j’ai décou-vert qu’elle appartient à la réfine de la bile , &que fon extrait diiïous par l’efprit-de-vin , feprécipite par l’eau.
L’urine expofée à l’air, s’altère d’autant pluspromptement que l’atmofpbère eft plus chaude ,il s’y forme d’abord des dépôts par le (impierefroidiflement ; il fe criftallife à fa furface 8cau fond plufieurs matières falines, & fouventUn fel rougeâtre, qui paroît être de la naturedu calcul. Perfonne n’a mieux obfervé les alté-rations fpontanées de ce fluide excrémentitiel,que M. Hallé mon confrère. îl a diftingué dansla décompofition de l’urine livrée à elle-même,plufieurs tems, qui diffèrent par la nature dufédiment ou des criftauxqui s’y dépofent, autantque par les changemens qu’elle éprouve. Notreobjet n’eft pas de traiter en détail de ces-chan-gemens, qu’on trouvera décrits avec exactitudedans un excellent mémoire inféré parmi ceux
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