d’Hist. Nat. et de Chimie. 389
La chaux vive & les alkalis fixes fecs décom-pofent fur-le-champ les principes falins con-tenus dans l’urine. Il fuffit de verfer de la po-tafle ou de la foude cauftique, ou de jetterde la chaux vive dans l’urine fraîche pour ydévelopper une odeur alkaline putride infup-portable. C’eft en décompofant le p'nofphateammoniacal que ces fubflances, produifent cetteodeur. M. Berthollet a découvert que l’eau dechaux fourni (Toit un précipité dans l’urine fraî-che, & qu’on pouvoit retirer du phofphore dece précipité. Ce phénomène dépend de l’union dela chaux avec l’excès d’acide phofphorique ; &le précipité efiformé, i°. du phofphate calcairenaturel à l’urine, & qui n’y étoit tenu en diffolu-tion qu’en raifon de l’excès d’acide pho fphorique;2 °. du nouveau phofphate calcaire formé parl’union de la chaux ajoutée avec l’acide libre. M.Berthollet ayant obfervé que l’alkali volatil caufli-que précipite auffi le phofphate calcaire de l’uri-ne , en neutralifant l’acide phofphorique libre quitenoit ce fel en difïblution, remarque que lepoids de ce précipité comparé à celui qui eftproduit par l’eau de chaux, indique la quan-tité d’acide phofphorique libre contenu dansl’urine , parce qu’en effet le phofphate ammo-niacal formé dans cette expérience, refie endiffolution dans ce Suide, tandis que le phof-> B b üj