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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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383
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dHist. Nat. et de Chimie. 383viennent des alimens, & nont fouffert aucunealtération. Dautres font des matières analoguesaux principes extradifs des végétaux; enfin il eneft qui paroi(Tent particulières aux animaux, &même à lurine, ou quau moins on na pointencore trouvées en quantité notable dans les pro-duits des autres règnes, ni même dans dau-tres fubltances animales que lurine. Après avoirindiqué les moyens quon emploie pour extraireces diverfes matières de lurine, nous feronslhiftoire de celles de ces matières qui font pro-pres à ce fluide , & dont nous navons pas en-core pris connoiflance.

Lurine avoit été regardée comme une li-queur ou leffive alkaline ; mais M. Bertholletfait remarquer quelle contient toujours un ex-cès dacide phofphorique, & quelle rougit lateinture de tournefol. Ce médecin a obfervéque les urines des goutteux contiennent moinsde fel acide que celles des perfonnes en par-faite fanté ; que pendant laccès de goutte, cefluide efl bien plus acide quà lordinaire , quoi-quil ne le foit pas plus que lurine dune perfonnerobufle. Il conjeéture que dans les goutteuxlacide phofphorique ne sévacue point par lesurines comme chez les hommes fains, quilségare pour ainfi dire, & que porté dans lesarticulations, il y excite de lirritation, de la