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Tome Quatrieme (1786)
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384
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384. E L Ê M E N $

douleur. Cet excès dacide de l-orine tient tri

düTolution du phofphate calcaire,

M. Schéele paroît penfet que cet acide delurine nefl point en entier de lacide phofpho-rique t mais en partie le même acide que celuiquil a trouvé dans le calcul humain, & queM. de Morveâu appelle acide lithiafique ; cetacide fnfceptible de concrétion & de criilallifation, forme, fuivant le chimille fuédois, lescriftaux rouges qui fe dépofent de lurine, ainfique le précipité briqueté que lon obferve danslurine des fiévreux. Les concrétions topha-cées des articulations dans les goutteux fontencore de la même nature que le calcul ; celt-à-dire, en grande partie formées par lacidelithiafique : on voit daprès cela, que M. Schéeleneft point daccord avec M. Berthollet. Jexpo-ferai dans lhiftoire du calcul de la veiïie, ceque je penfe fur cet objet.

Lurine fraîche, diflillée au bain-marie, donneune grande quantité dun phlegme qui nefi niacide ni alkalin, mais qui fe pourrit prompte-ment. Comme ce phlegme ne contient riende particulier, on évapore ordinairement luri-ne à feu nu. A mefure que leau , qui fait plusdes fept huitièmes de cette humeur anima-le , fe difîipe, lurine prend une couleur bru.ne; il sen fépare une matière pulvérulente, qui a lapparence