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Tome Quatrieme (1786)
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382
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382 Elêmîn j

tèrent ou fe ramolliffent, les malades rendent une

urine qui dépofe beaucoup de cette matière ; il

paraît même que dans létat de fânté, lurine

châtie la quantité de cette matière bafe des os ,

excédente à la nutrition & à la réparation de ces

organes.

Beaucoup dalimens font fufceptibles de com-muniquer quelques propriétés particulières à lu-rine. La térébenthine & les afperges lui donnent,la première une odeur de violettes, la fécondéune odeur très-fétide. Les perfonnes dont lefto-mac eft foible rendent des urines qui retiennentlodeur des alimens quelles ont pris. Le pain,lail, les oignons, le bouillon, tous les végétauxdonnent à leur urine une odeur qui fait recon-noître ces fubftances. Daprès tous ces détails,on conçoit que lurine offre au médecin desphénomènes dont il peut tirer le plus grand avan-tage dans la pratique. Il faut cependant bien fegarder de croire que lon puiffe juger fur la feuleinfpeétion de lurine , de la maladie, du fexedun malade, & des remèdes qui lui convien-nent , comme certains charlatans le prétendent.

Lurine humaine , confidérée relativement àfes propriétés chimiques, eft une di ffolution dunaffez grand nombre de fubftances différentes.Les unes font des fels femblables à ceux desminéraux, & qui, comme le penfe Macquer,