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tèrent ou fe ramolliffent, les malades rendent une
urine qui dépofe beaucoup de cette matière ; il
paraît même que dans l’état de fânté, l’urine
châtie la quantité de cette matière bafe des os ,
excédente à la nutrition & à la réparation de ces
organes.
Beaucoup d’alimens font fufceptibles de com-muniquer quelques propriétés particulières à l’u-rine. La térébenthine & les afperges lui donnent,la première une odeur de violettes, la fécondéune odeur très-fétide. Les perfonnes dont l’efto-mac eft foible rendent des urines qui retiennentl’odeur des alimens qu’elles ont pris. Le pain,l’ail, les oignons, le bouillon, tous les végétauxdonnent à leur urine une odeur qui fait recon-noître ces fubftances. D’après tous ces détails,on conçoit que l’urine offre au médecin desphénomènes dont il peut tirer le plus grand avan-tage dans la pratique. Il faut cependant bien fegarder de croire que l’on puiffe juger fur la feuleinfpeétion de l’urine , de la maladie, du fexed’un malade, & des remèdes qui lui convien-nent , comme certains charlatans le prétendent.
L’urine humaine , confidérée relativement àfes propriétés chimiques, eft une di ffolution d’unaffez grand nombre de fubftances différentes.Les unes font des fels femblables à ceux desminéraux, & qui, comme le penfe Macquer,