d’Hist. Nat. et de Chimie. 379
contiennent une grande quantité de matière quin’ell point fufceptible de les nourrir, & qui efl:rejettée hors des inteÛins fous une forme fo-lide. Les excrémens font colorés par une por-tion de bile qu’ils entraînent avec eux ; l’odeurfétide qu’ils exhalent efl due à un commence-ment de putréfaction qu’ils éprouvent dans lelong trajet qu’ils font dans les inteflins. Hom-berg efl le feul chimifle qui ait examiné cesmatières. Il a obfervé que le phleguie fournipar les excrémens diltillés au bain-marie avoitune odeur infeâe : il en a retiré , par le lavage& l’évaporation, un fel quifufe comme le nitre,& qui s’enflamme dans les vaifleaux fermés. Ladiflillation à la cornue de cette matière, lui adonné les mêmes produits que les autres fubf-tances animales. Les excrémens putréfiés lui ontfourni une huile fans couleur & fans odeur, quin’a point fixé le mercure en argent , commeon le lui avoit fait efpérer.
Il faut obferver que la matière fécale queHomberg a examinée , provenoit d’hommesnourris avec du pain de Gonefïe & du vin deChampagne ; ce qui avoit été exigé pour la réuf-fite de l’expérience alchimique qu’on lui avoitindiquée. Sans doute le genre de nourriture doitfaire varier la nature des excrémens, puifqu’ilshÇ font que le réfldu des alimens.