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La nature chimique de l’humeur féminale aété aufli peu examinée que celle des fluidesprécédens. Le peu d’obfervations qu’il a étépoflible de faire jufqu’aduellement fur cettehumeur, ont appris qu’elle fe rapprochoit desmucilages animaux, qu’elle devenoit fluide parle froid & par la chaleur, & que l’adion dufeu la réduifoit en une fubflance sèche &friable.
Les obfervations anatomiques & microfco-piques ont été beaucoup plus loin que les ex-périences de la chimie fur cet objet. Elles ontdémontré que l’humeur féminale eft un océandans lequel nagent des petits corps arrondis,doués d’un mouvement rapide , regardés parles uns comme des animaux vivans deftinés àreproduire les efpèces, & par les autres, commedes molécules organiques propres à former,par leur rapprochement, un être vivant. Lemicrofcope a auffi fait voir à un obfervateurmoderne des criftaux qui fe forment dans leréfroidiflement & l’évaporation de la liqueurféminale. Mais on ne peut s’empêcher de dis-convenir que ces belles expériences n’ont en-core rien produit pour l’avancement de la fcien-ce, & qu’elles n’ont donné lieu qu’à des hy-pothèfes ingénieufes.
Les alimens dont fe nourrifTent les animaux»