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Ë E É M E N S
CHAPITRE XVI.
De V Urine.
L’U r ine eft up fluide excrémentitiel tranfpa-rent, d’un jaune citron, d’une odeur particuliè-re , d’une faveur faline, féparée du fang par deuxvifccres glanduleux qu’on appelle reins , & por-tée de ces organes dans un réfervoir que toutle monde connoît fous le nom de veffie, où ilféjourne quelque teins; c’eft une forte de leflivechargée des matières âcres contenues dans leshumeurs des animaux, & qui, fi elles étoientretenues trop long-tems dans le corps , poite-roient le trouble dans les fondions. L’urine eftune diffolution d’un grand nombre de fels &de deux matières extraâives particulières. Ellevarie pour la quantité & les qualités, fuivantplufieurs circonfiances. Celle de l’homme quenous nous propofons d’examiner en particulierdiffère de celle des quadrupèdes. Dans lesautres claffes d’animaux, elle offre encore desdifférences plus grandes. L’état de l’efiomac &celui des humeurs en particulier produifent uneinfinité de changemens qu’il ne fera polfi-blc d’apprécier qu’après une longue fuite d’&x-