d'Hist. Nat. et de Chimie. 377
II en eft de même de l’efpèce de matière
jaune verdâtre ou brune qui s’amafle dans lecanal auditif, qui s’y épaiflit, & que l’on con-noît fous le nom de cérumen en raifon de faconfiftance. Cette humeur eft très-amère; elleparoît être de nature réfineufe ; on fait qu’elledevient quelquefois affez concrète pour boucherle canal auditif Si empêcher le fon d’y parvenirlibrement ; il fembleroit qu’elle a de l’analogieavec la matière inflammable de la bile.
Il faut en dire autant des larmes préparéesdans une glande particulière lunée vers l’angleexterne de l’orbite , & que la nature a defli-nées à entretenir l’humidité & la foupleiTe desparties extérieures de l’oeil ; cette liqueur eftclaire, limpide & manuellement falée; elle fortquelquefois en très-grande quantité ; dans l’état,naturel elle coule peu à peu dans les nari-nes, & parc u fervir à délayer le mucus qui yeft produit. La plupart des auteurs.qui ont parlé,de cette liqueur des larmes , 8c en particulierPierre Petit, médecin de Paris, qui a publié.vers la lin du dernier fiècle, un. traité fur leslarmes, les regardent comme de l’eau pref-que pure.- On ne connoît pas mieux la chaffie ouInumeur qui coule du bord des paupières, 5c->
qui paroit être féparée parles glandes de Mç?-;bomiu$.