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cju’un charbon très-peu abondant. Si on diïïillela graille au bain-marie, on en retire une eauvapide, d’une légère odeur animale qui n’eft niacide ni alkaline , mais qui acquiert bientôt uneodeur putride, & quidépofedes filamenscommemucilagineux. Ce phénomène qui a lieu pourl’eau obtenue par la diflillation au bain-mariede toutes les fubflances animales, prouve quece fluide entraîne avec lui quelque principe mu-queux qui efl la caufe de fon altération. Lagraille difliilée à la cornue donne un phlegmed’abord aqueux, enfuite fortement acide; unehuile en partie liquide & en partie concrète;il refie une très-petite quantité de charbon fortdifficile à incinérer, dans lequel M. Crell atrouvé un peu de phofphate calcaire. Ces pro-duits ont une odeur acide , vive & pénétrante,aulfi forte que celle de l’acide fulfureux; l’acideefl d’une nature particulière, il a été examinéavec foin par M. Crell ; mais comme il efltrès-difficile de l’obtenir par la diflillation, cecélèbre chimifie s’efl fervi d’un procédé beau-coup plus sûr & plus prompt. Nous en parle-rons plus bas. L’huile concrète peut être rec-tifiée par plufieurs diflillations, au point d’êtretrès-fluide, très-volatile, très-pénétrante; en unmot, de préfenter tous les caraétères d’une vé-ritable huile elîenticlle. Vingt-huit onces de
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