d’Hist. Nat. et de Chimie. 549
Le charbon qui refle efl peu abondant. L’acideobtenu du beurre par la diflillation , paroît êtrede la même nature que celui qu’on retire de lagraiiïe, & dont nous parlerons plus bas fousle nom d’acide fébacé. On peut auffi le reti-rer dans l’état de Tels neutres par la chaux, lapotaiïe & la foude.
Le beurre devient aifément acide & rance àun air chaud. Son acide efl: alors développé,& il a une faveur défagréable. L’eau & l’ef-prit-de-vin le rapprochent de fon premier étaten diiïolvant l’acide. L’alkali fixe diiïout le beur-re, & forme avec lui une efpèce de fa von peuconnu.
On voit d’après ces détails, que le beurreefl une fubflance huileufe , de la nature deshuiles grades végétales concrètes.
Le beurre frais efl doux, tempérant & relâ-chant. Mais il s’aigrit facilement, & convienten général à peu d’eflomacs; le beurre roux,dont l’acide efl développé, efl un des alimensles plus mal-fains & les plus difficiles à di-gérer.
Le lait efl un aliment agréable & utile dansun grand nombre de cas. C’efl même un desmédicamens les plus précieux que la médecinepofsède. Il adoucit les humeurs âcres dans lesmaladies de la peau & des articulations, telles