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Tome Quatrieme (1786)
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que les dartres, la goutte, &c. Il cicatrife quel-ques ulcères dune bonne nature. On peut ïecharger des parties aromatiques des plantes ; &ceft alors un médicament excellent dans laphthifie pulmonaire. Tous les eflomacs ne digè-rent pas le lait. Les perfonnes qui ont des aigresdans les premières voies, en font ordinairementincommodées. Il demande en général beaucoupde prudence dans fon adminiftration. On fe fertfouvent avec fuccès dun lait rendu médicamen-teux par les diverfes fubftances quon fait pren-dre à lanimal qui le fournit, &c.

Le lait des difièrens animaux a quelques ver-tus particulières. Celui de femme eft doux,très-fucré, & il convient beaucoup dans le ma»rafme. Le lait dâneffe semploie avec fuccèsdans la phthifie pulmonaire, la goutte ; il relâ-che ordinairement. Le lait de jument fe rap-proche de celui dâneffe. Le lait de chèvre eftféreux , & légèrement aftringent. Celui de vacheeft le plus épais, le plus gras, le plus noürrif-fant ; il eft aufti le plus difficile à digérer, &on eft fouvent obligé de le couper avec de leau,ou avec quelquinfufion aromatique , fur-toutsil ne paffe pas facilement, ou sil caufe le dé-voiement.

Le lait semploie aufti à lextérieur , commeadouciffant & émollient. Il calme promptement