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que les dartres, la goutte, &c. Il cicatrife quel-ques ulcères d’une bonne nature. On peut ïecharger des parties aromatiques des plantes ; &c’eft alors un médicament excellent dans laphthifie pulmonaire. Tous les eflomacs ne digè-rent pas le lait. Les perfonnes qui ont des aigresdans les premières voies, en font ordinairementincommodées. Il demande en général beaucoupde prudence dans fon adminiftration. On fe fertfouvent avec fuccès d’un lait rendu médicamen-teux par les diverfes fubftances qu’on fait pren-dre à l’animal qui le fournit, &c.
Le lait des difièrens animaux a quelques ver-tus particulières. Celui de femme eft doux,très-fucré, & il convient beaucoup dans le ma»rafme. Le lait d’âneffe s’emploie avec fuccèsdans la phthifie pulmonaire, la goutte ; il relâ-che ordinairement. Le lait de jument fe rap-proche de celui d’âneffe. Le lait de chèvre eftféreux , & légèrement aftringent. Celui de vacheeft le plus épais, le plus gras, le plus noürrif-fant ; il eft aufti le plus difficile à digérer, &on eft fouvent obligé de le couper avec de l’eau,ou avec quelqu’infufion aromatique , fur-touts’il ne paffe pas facilement, ou s’il caufe le dé-voiement.
Le lait s’emploie aufti à l’extérieur , commeadouciffant & émollient. Il calme promptement