d* H i s T. Nat. et de Chimie. 33^aient du lait. Tous les autres animaux n’ontpoint les organes deflinés à la fécrétion de cettehumeur.
Le lait diffère beaucoup dans les diverfesefpèces de ces animaux ; dans la femme, il efftrès-fucré; celui de vache eft doux, & fesprincipes font bien liés ; ceux de la chèvre &de l’âneffe ont une vertu particulière ; ils fontfouvent légèrement altringens. Au relie, lespropriétés variables du lait dépendent ordinaire-ment des aiimens dont les animaux fe nourriffenr.
Le lait de vache qu’on prend peur exempledans l’analÿfe, parce qu’on fe le procure faci-lement, elt un compofé de trois fubftancesdifférentes, du férum ou petit lait, qui eft fluide8 c tranfparent, du beurre & du fromage, quitous les deux ont plus de confiftance. Ces troisparties font mêlées & fufpendues, de fortequ’elles forment une efpèce d’émulfion animale.
Le lait diftillé à la chaleur du bain-marie,donne un phlegme fans faveur, d’une odeurfoible & fufceptible de fe putréfier. A unechaleur un peu plus forte , il fe coagule commele fang, fuivant l’obfervation de Bucquet. Eu1 agitant & en le féchant peu-à-peu, il formeune forte d’extrait fucré que l’on appelle fran-chipane. Cet extrait diffous dans l’eau conftituele petit lait d’Hoffman, Diftillé à feu nu, cet