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bouillie, elle s’affailfe, elle éprouve un grandinombre de modifications fuccellives dans leprincipe odorant qu’elle exhale ; enfin, elle fedéfsèche, fon odeur défagréable fe diffipe peuà peu, & elle ne laiffe qu’un réfidu noirâtrecomme charbonneux, que l’on eonnoît fousle nom de terreau , humus vegetabilis , & danslequel on ne peut plus trouver que quelquesfubftances falines & terreufes. Tel efi l’ordredes phénomènes que l’on obferve dans la dé»' compofition fpontanée des végétaux qui fe pour-rirent ; mais cette décompofitiop poulfée juf-qu’à ce que ces corps foient réduits à leur fque-)ette terreux ou falin, efl très-longue à fe faire,& l’on doit même ajouter qu’elle n’a encore étépbfervée convenablement par perfonne. Ce re-proche fait aux phyficiens & aux chimifles furles matières animales, efl bien plus frappant& plus mérité pour les fubflances végétales. Au-cun favant n’a encore entrepris d’obferver laputréfadion complète de ces dernières, quoi-que beaucoup aient commencé à décrire lesphénomènes qui ont lieu dans celle des matièresanimales. Auflâ croyons-nous devoir terminerici fhifloire de l’analyfe fpontanée & naturelledçs végétaux, en ajoutant feulement, i°. que1 q peu que nous avons expolé fufifit pour fairevoir tpe la putréfaction végétale atténue, vola-