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Tome Quatrieme (1786)
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245
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eHist. Nat. et de Chtmie. 245-bornes, & le contaét de lair ne paraît pas êtreauffi indifpenfable pour la fermentation pu-tride , que les deux conditions dont nous avonsparlé.

La putréfaction des végétaux a fes phéno-mènes particuliers. Les fluides végétaux qui fepomrifTent, fe troublent, perdent leur couleur,dépofent différons fédimens ; il sélève des bullesà leur furface , il sy forme des moifîffuresdans le commencement. Les matières végétalesfimplement humeétées & qui font molles , éprou-vent les memes phénomènes. Le mouvementqui sexdte alors 11cft jamais ii confidérableque celui quon obferve dans la fermentationfpiritueufe & dans lacéteufe. Le volume dela matière qui fe pourrit ne paraît pas saug-menter , ni fa chaleur saccroître ; mais le phé-nomène le plus important, celî le changementde lodeur & la volatilifation dun principeâcre, piquant, urineux, femblable à lalkalivolatil, & qui en eft véritablement ; ceft daprèscela quon a appelé la putréfaétion fermentationalkaline, & quon a regardé lalkali volatilcomme fon produit. Lodeur piquante sexhalepeu à peu, il lui fuccède une odeur fade nau-feeufe, quil eft difficile de définir. Alors ladécompofition efl à fon comble, la maffe vé-gétale pourrie eft très-molle, comme une

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