c’Hist. Nat, et de Chimie. 223Expofé à une chaleur douce dans des vaiffeauxmal bouchés, il s’altère , perd fa partie fpiri-tueufe, dépofe une grande quantité de floccons& de filamens muqueux, & prend une odeur& une faveur putride. Pour le conferver il fai tle faire bouillir pendant quelques inflans, commel’a indiqué M. Schéele.
En diflillant du vinaigre à feu nu dans unecucurbite de grès recouverte d’un chapiteau,ou dans une cornue de verre placée fur un bainde fable, il paffe d’abord un phlegme d’uneodeur vive & agréable, mais très-peu acide; illui fuccède bientôt une liqueur acide très-blan-che, très-odorante ; c’efl le vinaigre diflillé ;celui qui diflillé enfuite a moins d’odeur &plus d’acidité ; il devient d’autant plus acide,que la dillillation avance davantage. On peutfraelurer tous ces produits , & obtenir des vi-naigres diflillés diflérens les uns des autres parl’acidité & par l’odeur : on fe contente deretirer par ce procédé, environ les deux tiersde liqueur qui conflitue le vinaigre le plus pur.La portion qui paiïe enfuite efl plus acide ,mais elle a une odeur empyreumatique qu’onpeut faire difïiper en l’expofant à l’air; elle prendauffi un peu de couleur. Cette opération indiqueqne l’acide acéreux ed plus nefant que l’eau.Le vinaigre rcfidu efl épais, d’une couleur rouge