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l’efprit-de-vin ne puifïe avoir une adion plusou moins marquée; les extraits y perdent leurpartie colorante & fouvent toute leur fubflance,lorfqu’ils font de la nature des extrado-réli-neux ou des réiîno-extradifs ; les fucs fucrés& favonneux s’y unifient. Margrafa retiré, parl’efprit ardent un fel eflentiel fucré de la' bet-terave, du chervis, du panais, &c. Mais lesmatières avec lefquelles ii fe combine le plusfacilement font les huiles efTentielles, l’efpritredeur, le camphre, les baumes & les refînes.On donne le nom d’eaux difl.il lées fpiritueufesà l’efprit-de-vin chargé de l’efprit redeur desplantes. Pour obtenir ces fluides , on diflille aubain-marie l’efprit de vin avec les plantes odoran-tes. Cet efprit s’empare du principe de l’odeur,& fe volatilife avec lui ; il entraîne même unecertaine quantité d’huile eflentielle , ce qui faitqu’il blanchit avec l’eau diflillée ; mais on lefépare de ce principe étranger, en le redilïantau bain-marie, & à une chaleur très-douce ; &on a foin de ne retirer-que les trots quarts del’efprit-de-vin qu’on a employé, afin d’être sûrde n’avoir que l’efprit redeur. Ces eaux diftilléesfpiritueufes acquièrent une odeur plus agréa-ble à mefure qu’elles vieillifient, & il paroîtque le principe odorant fe combine de plus enplus intimement avec l’efprit-de-vin.